tribulations argentines

26 novembre 2006

Chiloe

Le Bac : aussi simple qu un peage, ca entre, ca sort en trombe, en masse. Les bacs se succedent, bus pour l extreme nord du pays a quelques    , semi remorques de bois rouges ou degoulinants d algues....

Rien de plus insupportable qu une conversation au portable juste derriere soi dans le bus, mais quand ce sont deux femmes qui commencent a causer de la saison de la sardine, ca devient drole.

Il est marrant ce pays, entieremnt tourne vers la mer. C est bien simple depuis les sommets de la frontiere, il n a de cesse presque de tomber dedans et au fond de la foret andine, entre les lacs glaciers, on peut deguster une varietes de fruits de mer incroyable ! Je connais pas un dixieme de ces coquillages...

Des cahmps de filets endormis, des ruines de bois gris, noyes par les nuaes.
"Es un dia hermoso para ir a Cucao !" me dit l autre vieux Pere Noel avec sa brouette de fraises.
Bah oui, t as raison, il crachouille, le ciel est aussi pesant qu une toison de laine mouillee, un ciel de brebis noires, allaitant d un pis genereux ce pays sans saison seche !

Juste 3000mm de precipitation annuelle, bien reparties en petites averses quotidiennes...

Cucao - Parque Nacional Chiloe
Ecouter causer les arbres....
Percer de soleil sous la Tepua. A lire sur mon ponton de bois, au chaud, car le vent dedaigne le sous bois, il ne s adresse qu au faite des Tepus !
Puis marcher sur le sable, contre les rafales en plein elan depuis l horizon sans borne du Pacifique ! Et se perdre sur la plage sous un ciel si bas, que lorsqu on monte les dunes entre les nalcas, les rhubarbes geantes a epines, pour chercher son chemin, l on manque de s assomer....
Et l on rentre etourdie a la maison, une auberge deserte ou je me joins a la famille, tous assembles autour du poele ou mijote la soupe d agneau au coriandre et au dessus duquel seche le petit linge de toute la famille...
Entre chien et loup, la lumiere du jour n a pas encore disparue que Rosita s empresse de fermer les rideaux...
"- Faut pas qu i't'voit !
- Qui ?
- Les sorciers. (devant ma tete eberluee, elle tente d'expliquer puis abandonne, ce serait une trop longue histoire) Ici, a Chiloe..."

J aimerai lui en demander plus, mais c est qu ils sont pas bavards.
Ca cause tout bas, doucement... Ah, ca ! Pas de gaspillage de salive verbeux, la tele s en charge avec un feuilleton de couples en crise !

Et quand on mange la soupe, ca cause meme plus du tout. Ca lape sa soupe, arrosee d aji, ca rogne la viande et ca casse les os sur la table pour ens ucer la moelle, courbes au dessus de l assiette. Et puis ca descend la chicha (jus de raisin ou de pomme macere, aigrelet et alcoolise) !
Ce matin au petit dej pareil, on sirote autant de mate que de chicha. Meme les medicaments pour le diabete dans la sucriere en porcelaine rose avec deux momes qui s embrassent derriere le tas de bois (en porcelaine bien sur !) eh bien, Rosita les croque soigneusement et fait passer tout ca a grande lampee de chicha !
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19 novembre 2006

Frontiere andine

P1010386Ca y est je suis passee au Chili hier matin, la frontiere est definie par les niveaux d eau sur les sommets des Andes, ca vous donne une idee des paysages. A huahum ou j ai passe la douane, pas de route, mais un lac pour rallier les pays, une heure de traversee entre les forets et les sommets enneiges et aveuglants, se refletant sur une eau reellement emeraude... Je suis restee bouche bee toute la journee hier, en fait depuis quatre jours que je usis dans les Andes et que je prends un malin plaisir a me perdre la ou je suis sure de rencontrer personne, j y arrive assez bien et j ai failli en mourrir de froid sous ma tente prise en gel, je me fais des petits feux pour me faire griller du pain sec et carameliser des pommes.

P1010389
Je suis cramee, crevee, degueulasse et ya peu de temps encore j avais la dalle, d autant que j etais assez inconsciente pour passer la frontiere sans un peso chilien et qu avant d arriver dans le permier bled avec une banque bah y en avait du chemin depuis les hauteurs frontalieres, serpentant entre la fameuse exhuberante foret valdivienne !!!
Et voila je suis a Valdivia et le contraste est rude...

P1010391

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15 novembre 2006

Valdes

Paysage_Valdes__1_   Paysage_Valdespingoins_de_Magallanes   baleine_franche__1_

elephant_de_mer  Moi_peninsula_Valdes

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11 novembre 2006

Rio Negro

Constitucion Gare de Constitucion, en route pour une nuit de train argentin

Ca y est j'suis toute seul avec ma mochila, bon, toute seul c'est beaucoup dire, j ai quitte jeudi les quais grouillant de la gare de Constitucion a Buenos Aires, a l'heure de debaucher, puis j ai embarque dans un train farci de gens tout chauds de tant de chaleur accumulée toute cette journée d ete resplendissante, mais l'ete s est perdu tres vite et tragiquement dans le brouillard de la pampa puis des sierras entre chien et loups, c'est le froid qui nous a trouve et nous a glace jusqu'a l'os dans un wagon dont les fenÊtres ne fermaient pas toutes !!! Y a vraiment des gmains qu ont failli crever de froid... Au petit matin, les champs sont blancs de gelees et de brume quand l'odeur puissament rafraichissante (comme si on avait besoin de ça) d eucalyptus et de pins maritimes te saute a la gorge !

Bahia Blanca
Pas grand chose a voir, apres un cafe au lait au cafe de la gare, peuple exclusivement de vieux male rabougris eberlues de voir debarque une minette pelee, mochila au dos... Je gribouille de ces portraits de pommes fletries entre le smiettes de croissant puis je decolle direct pour Carmen de Patagones : nous y voila, de l'autre cote du Rio Negro, fleuve apathique dormant sur ses belliqueux lauriers, s'ouvre la Patagonie avec la province de Rio Negro !!!

Carmen_de_Patagones

Et la encore, je suis pas toute seule, toquant a une porte pour demander de l eau chaude pour mon termos et mon mate, j attendris une petite vieille, "moi, la gamine qui ressemble tellement a sa petite fille, si jolie, si bien en chair..." Bon, ça, c'est dit ! Elle ne veut plus me laisser partir dormir dans le froid, j avoue que je suis pas bien couverte et que j accepte avec ravissement la petite chambre de sa petite fille aux draps de faux satin rose. La cabane du gringo et de sa negra fleure bon le ragout et le vieux poele a bois de chauffe, sur les rives desertes du grand fleuve noir !
Ce soir apres le diner, la petite vieille dame avait decide que je devais decouvrir les bolichones (= les endroits ou sortir : bars, discotheques...) de Viedma, la ville jumelle qu'ils m'ont embarquee a visiter la ville en voiture, ca les berce avant de rentrer dormir et v'la que moi je suis sur les quais a regarder Carmen, le village d en face somnoler sur l'eau.

AlfredoLui, c est Alfredo, l'homme aux rosiers  L_oeil_de_la_cervelle_de_mouton_de_aRANZA Ca, c est l oeil de la cervelle d agneau, que va se faire griller Aranza, c est bon pour sa sante et vous voyez la couleur de son tablier, elle, adorable petite grand mere d une nuit, n etait pas appretee pour la photo !!!

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24 octobre 2006

El principio del fin

Je suis en vacances d'été depuis jeudi soir ! J'ai fait mes adieux à toutes mes classes, Eugénie est partie jeudi matin, ça pue la fin, j abandonne Buenos dans une petite semaine, ça pue al fin et les despedidas !!!

ici encore peu, la bas, apres je sais pas, juste les retrouvailles, un peu perdue, la terre ferme du quotidien se delite sous mes pieds, inventer la suite, c est un royal privilège, cette physique quantique du voyage, t ouvrant les myriades de possibilites de l apres, du plus loin, d au dela des Andes et de l outre Atlantique....

Et faut pas trop que j'anticipe le retour, il me reste malgré tout plus d'un mois de vadrouille, se profile un grand periple solitaire dans le desert austral... et puis, j ai une semaine de transition pour profiter a fond des gens ici, aujourd'hui asado avec tout notre petit monde de Boedo, dans la légendaire province sud, banlieue de Lanus, le week end prochain, fiesta de despedida avec candombe dans le patio et de longues soirées charlas en perspectives toute la semaine...

Sentiments mitigés et inquiets. J ai pas envie de quitter cette ville dont je sature pourtant et contre laquelle je peste tous les jours, ca pue, ca grouille, c est crevant. J ai envie de grand vent sur le desert, la solitude m effraie et m attire a la fois. J ai envie de rentrer et envie de repartir la tete farcie de projet avant meme d etre arrivee....
On verra ou tout cela me mene, je vous tiens au courant !

Malgré tout, l'enthousiasme domine et y a de quoi : enthousiasme d aller me vider la tete dans le grand vent, retrouver les joies des carnets de voyage. Pas evident d ecrire sur ce quotidien de course effrennee et perpetuelle dans cette ville furieuse : j ai pas tenu de journal de bord depuis que je me suis amarre aux quais de Buenos Aires, une escale trop longue pour etre encore de l'etoffe du voyage....
Je pars donc aux antipodes de cette joyeuse vie communautaire et urbaine, m enfermer dans l absence de la solitude et l absence de limites patagoniennes !  J abandone l ambiance moite de gaz d echappements, de sueurs et de piropos poisseux d une capitale terriblement humide et chaude a l aube de l ete pour filer vers le grand sud, l australite mythique a demistifier, en point de mire, par le plus pur des hasards, Ushuiaia !!! Puis je remonterai par le Chili voir une amie en Patagonie de l autre cote des Andes !

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18 octobre 2006

Mujeres de pie !

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Je reviens de cinq jours de folie au pays des femmes !!!!

Je m explique :
je me suis rendue avec Noe a la XXI Rencontre Nacionale des Femmes qui se deroulait tout au Nord du pays, a la frontiere bolivienne a San Salvador de Jujuy !!!
Un voyage de fou sur 5 jours, on est partie mercredi matin, arrivee a Jujuy jeudi matin apres 23 heures de bus pour enchainer avec un programme de rencontres, visites carcerales a Romina Tejerina, manifestations en faveur de sa libération et de la legalisation de l'avortement, peñas folkloriques, ateliers de discussions et de debats des femmes qui pouvaient etre syndicalistes et/ou etudiantes, migrantes, retraitees, femmes au foyer, actives au noir, actives au blancs, prostituees, retraitees, originaires ( c'est ainsi que s'appelle les peuples natifs argentins, (mapuche, guarani, amayra, quechua.....), lesbiennes, travesties........ Je ne sais pas combien de femmes reunies pour la Rencontre, ce quie st sur, 8000 femmes aux estinmations les plus basses reunies dans la rue, gueulant pour une liberation sexuelle, passant necessairement par l'avortement, dans un pays ou je vous en ai deja parle, les viols, la prostitution, infantile entre autre, et les avortements clandestins sont monnaie courante, au point d'être la première cause de décès chez les jeunes femmes de 15-25 ans !
Il y eu affrontement sur le parvis de la cathedrale entre, grossierement, catholiques fondamentalistes cachées derriere des gros bras recitant le "Notre mere pleine de grâce......", et feministes : "Avortement libre pour ne pas mourir, contraceptifs pour ne pas avorter", "Avortement libre et gratuit : a l hopital", "Sortez leurs rosaires de nos ovaires !"...........

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La rencontre se faisait au nom de l avortement et de la liberation de Romina Tejerina, une jeune fille de mon age, en prison depuis trois ans, pour avoir poignarde son enfant a la naissance, accusee de meurtre par ses parents et par son voisin, l homme qui l avait violee et qui lui n a jamis ete inquiete par la justice !!!! Pire il vit tranquille a San Pedro, le petit village de campagne où tout a commence et où il mene une campagne anti-avortement : dans les collèges religieux qui sont legions dans cette region, les religieuses montrent dès le Cp aux enfants ce qu est un foetus avorte dans le formol, et inonde la province d affiches et de banderoles defendant "le don de la vie" !!!!
Romina a ete condamnee a 14 ans de prison et est aujourd hui en appel. Dans la prison ou nous lui avons rendue visite, 57 femmes sont incarcerees dont de nombreuses mineures, toutes : soit pour traffic de drogue, soit en majorite, pour homicide contre le pere, le frere ou un membre de la famille ayant abuse d elle, si le cas de Romina a pris valeur de symbole national, c est qu il a fait enormement de bruit au niveau mediatique et que l acharnement judiciaire a ete particulierement fort parce que c etait le premier cas de mere violee accusee d infanticide !
Bref, le theme de l avortement a ete transversal a toute la rencontre....

Toutefois, plus de 40 ateliers etaient proposes traitant de themes aussi varies que femmes et organisation de quartiers, femmes et sexualite, femmes et question de genre, femmes et cooperativisme, femmes et usines recuperees, femmes et syndicalisme, femmes et temps libre, femmes et avortement, femmes et education, femmes et sante, femmes et droits de l'Homme, femmes et peuples originaires, femmes et situation de prostitution, femmes et migrations auquel j ai participe et dont il a resulte quelques propositions concretes qui vont etre dirigees a la Direction des Affaires migratoires en vue de faire pression pour ameliorer la derniere loi sur la regularisation massive des sans papiers issus des pays du Cone Sud et associes, et surtout pour favoriser leur integration en luttant contre les discriminations et le racisme latent qui imbibe la vie sociale argentine !
Le theme ne fut pas specialement aborde du point de vue du genre, mais le fait que des femmes prennent seules ce theme a bras le corps etaient deja en soit enorme, quand elles sont les plus exploitees au niveau laboral et salarial, et issues de societe plus machistes encore que la societe argentine, les boliviennes notamment.
IL y a une contradiction incroyable entre la derniere loi migratoire, assez progressiste (et que les femmes boliviennes, paraguayenne, peruviennes et colombiennes presentes appuyaient, d autant que deux d entre elles, presidente d association de de defense des migrantes et refugiees peruviennes, etaient directement a l origine de la redaction du projet de loi) et la regression de la societe civile, de plus en plus violemment discriminatoire, tant a l ecole, que sur le stade de foot, dans les cantines communautaires, a l hopital, dans l administration .....!

Voila et la je viens de rentrer encore toute sonnee mais ravie. On a fait des rencontres geniales, deja avant d arriver, nous partions avec un bus affrete par la Feoma, et qui transportaient des femmes de tout bords, des syndicalistes de base peronistes, les femmes d'AMMAR : d'anciennes prostituees luttant aujourd hui contre l exploitaiton sexuelle avec le slogan, "ninguna mujer para puta", aucune femme ne souhaite / n'est faite pour etre pute !, des filles de la LSR, la ligue socialiste revolucionnaire et puis des independantes, des etudiantes, des photographes pour des medias alternatifs, des illustratrices pour enfants, des femmes d un certain age, mais vraiment jeunes dans leur tete et adorables, barroudeuses et legerment allumeuses dont l une me faisait vraiment pensee a Michelle !!!...... Enfin bref, tout le bus crechait ensemble dans une ecole requisitionnee pour l occasion, mais on passait 24h/24 avec un groupe de 9 nanas extras avec lesquelles la mayonnaise a vraiment pris et la j ai vraiment les boules de n avoir plus que trois semaines a Buenos Aires !!!

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24 septembre 2006

Primavera, chicos !

C'est le Printemps ! Grand soleil, mais je passe ma journée dans le noir.

12h30 Eclats de rire dans l'obscurité du Théatre de La Ribera au fond  de la Boca pour une aprodie de l'histoire théatrale argentine.

14h Eclats aveuglants des flaques et des morts apparents sur les trottoirs de Necochea, La Boca loin des balises du Caminito.

16h30 Pénombre d'un café perdu sur un terrain vague investi par les chauffeurs de bus du 130 et du 181 : un bol en plastique un peu crasseux, les couverts collants, mais le café est bon, serré et la grand mère, voutée et tordue comme une branche d'ombu, est à mes petits soins.... Le grand père lui est aspiré par le petit écran vert : Boca-River Plate

17h Obscurité barriolée de gélatine de couleurs, de maquillages a paillettes et de costumes carnavalesques, je me glisse au coeur des "amis utopiques" du Galpon de Catalinas, le théâtre communautaire de La Boca, pour une détonation de bombos devant les flammes du brulôt des chants politiques et satiriques d'une Murga uruguaya : Accroche-toi Catalina !

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19 septembre 2006

Vive les pelées !

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17 septembre 2006

Petit week end bien tranquille

Ca fait bien longtemps que je n'ai pas ecrit, surement, y aurai tbeaucoup à raconter, dans l'immediat, vous vosu contenterez de nouvelles bien quotidiennes et nombrilistes, ca me desole, en esperant que ca en console certains de mon silence radio...

Vendredi après midi, troc avec Santiago, le vieux boulanger barbu, comme au temps des coopérative de troc après la crise de 2001: cours de français contre pains rellenos, et pain intégral,

   

   

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Cours bien informel avec cette tête dure et chenue, mais vraiment drôle, on cause plus histoire, politique et poésie que français, Santiago a bossé comme psychologue social, à travers le psichodrame (pratique qui me laisse perplexe voire méfiante…) en 83 au sortir de la dictature, puis il a ouvert sa librairie de poésie et travaille à présent comme boulanger ambulant et acteur de théatre de rue et théatre communautaire… Et cet élève, absolument novice en français prend ça à bras le corps et commence d’emblée la compréhension écrite avec les textes de Brassens ! Les yeux plus gros que le ventre mais enfin…
Ensuite, soirée sushi chez Kloé…

Samedi, bain de soleil dans un parc tout beau tout neuf, un etang, des canards, des arbres et de l’herbe vraiment verte, rien d’extraordinaire sans doute pour vous, mais ici au cœur de Buenos, c’est un bout de Paradis perdu ! Plus encore qu’aux Buttes Chaumont je vous jure… Et l’herbe verte noire de monde sirotant le maté, des vendeurs ambulants, de pain fourrés, de churros au dulce de leche, de cubanitos… Et la feria tout autour, vide grenier et artisanat, de quoi se promener avec l’illusion de respirer moins de gaz de pot d’échappement qu’à l’ordinaire ! En soirée, virée en banlieue sud, de trois pelées guiris bien gringas malgré nous, surtout banlieue sud. Buenos Aires, tant « capitale fédérale » que le Grand Buenos Aires, se coupe en deux, un nord bien bourge, concentrant richesse et jolis espaces verts et un sud beaucoup plus piteux et délaissé question infrastructures avec de superbes grands terrains vagues utilisés comme décharge publique . Bref, une heure de bus pour ne plus tricher avec la nuit, retrouver le noir et un éclairage avare et jaunasse… Tout ça pour arriver au Ciel, le nom d’un bolichon oú jouait Arbolito, un très bon groupe de rock folklorique, je vous laisse imaginer : rock et quena, charango, flute de pan… annoncé a 23h ponctuelle, commencé a 1h50 du mat’ après les pogos du grand père, « El abuelo », chouette groupe gentimment punk. Retour à 4h du mat, enfumées, étourdies… Dimanche matin, petit dej à 13h30, et dimanche en famille a la maison : toute la colloc est présente aujourd’hui. Maria et Leo avec le petit bout de chou de Ian, moulin a parole effréné et effrayant ! Noé et Fran, et Kloé qui nous a rejoint pour une partie de soleil sur la terrasse. Marionettes et confection de desserts, au pluriel : diner de desserts !!! Aprem’ sur le toit avec les marionnnettes :

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26 août 2006

Tango a talons hauts

Milonguera du dimanche, je danse pas beaucoup sur de vrais parquet, timide, j ai le regard fuyant devant les mâles en chasse... Bien macho cette danse c est vrai, mais quand tu rencontres un bon danseur, ostie de câlisse ce que c est bon !!! Tant qu a faire d etre marionnette, autant tomber sur un bon marionnetiste, se laisser faire danser peut etre jouissif...

Enfin toujours est il que je porte des talons hauts et pour ceux qui n y croiraient pas encore, je concois que c ets difficile a imaginer, voici des preuves a l appui :

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